Le réemploi

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Le réemploi ne concerne pas uniquement la rénovation. En effet, aujourd’hui, dans les projets de déconstruction (le terme démolition est désormais à éviter), un maximum de matériaux est récupéré afin de s’en servir à nouveau dans des projets neufs ou des rénovations.

Le réemploi consiste à réutiliser des éléments existants d’un ouvrage, plutôt que de les remplacer par des matériaux neufs. Cette approche durable s’inscrit dans une démarche de préservation de l’environnement en minimisant les déchets de construction et en favorisant les ressources déjà existantes, permettant ainsi de limiter l’impact carbone par rapport à un produit neuf.

La conservation du patrimoine bâti tout en préservant les ressources naturelles.

Trois termes : réemploi, réutilisation et recyclage.

  • Réduction des déchets et de l’empreinte carbone :
    En évitant la mise en décharge de matériaux parfaitement utilisables, le réemploi diminue la quantité de déchets et les émissions de CO₂ liées à la fabrication de nouveaux matériaux.

  • Économie de ressources naturelles :
    Le réemploi préserve les ressources en évitant l’extraction de nouvelles matières premières.

  • Économies financières :
    Les matériaux de réemploi sont souvent moins coûteux que les matériaux neufs, ce qui peut réduire les coûts de construction. À nuancer toutefois selon les difficultés de dépose ou les caractérisations supplémentaires à réaliser.

  • Conservation du patrimoine :
    Réutiliser des matériaux dans de nouvelles constructions permet de préserver le caractère historique et architectural de certains bâtiments.


Le montant total de l’opération, incluant les frais d’études (maîtrise d’œuvre, bureau de contrôle, coordination SPS et OPC), était estimé à près de 5 M€ HT. En parallèle, les travaux du parvis des écoles ont commencé en septembre 2015 afin d’offrir aux enfants et aux parents un accès aux bâtiments doux et apaisé, exclusivement piéton, par le parc Pinçon.


Stratégie à mettre en place

  1. Concevoir pour la démontabilité :
    Intégrer dès la conception la facilité de démontabilité et de récupération des matériaux afin de les rendre plus aptes au réemploi futur.

  2. Sensibiliser les acteurs du secteur :
    Sensibiliser les acteurs de la construction aux avantages du réemploi et les encourager à intégrer cette pratique dans leurs projets.

  3. Faciliter l’accès aux matériaux de réemploi :
    Créer des plateformes de mise en relation entre les fournisseurs et les utilisateurs de matériaux de réemploi.

  4. Soutenir financièrement les projets de réemploi :
    Offrir des subventions ou des incitations fiscales pour encourager le développement du réemploi.


Pourquoi le mettre en place

La loi AGEC (Anti-gaspillage et économie circulaire) a été promulguée en février 2020. Elle vise à réduire les quantités de déchets du bâtiment et à adopter des démarches d’écoconception dès la création de biens manufacturés.

Dans le secteur du bâtiment, une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) est mise en place depuis 2022. Elle concerne les produits et matériaux de construction destinés aux ménages ou aux professionnels.

D’après l’arrêté du 26 mars 2023 relatif au diagnostic portant sur la gestion des produits, équipements, matériaux et déchets issus de la déconstruction ou de la rénovation significative, le diagnostic PEMD (Produits, Équipements, Matériaux, Déchets) est obligatoire pour toutes les déconstructions et rénovations significatives dont le permis de construire ou la demande d’autorisation d’urbanisme est postérieur au 1er juillet 2023.

Le maître d’ouvrage encourt une amende de 45 000 € en cas de non-réalisation et, en cas de récidive, une peine de prison.

Les déconstructions concernées sont les suivantes :

  • Surface cumulée de plancher de l’ensemble des bâtiments supérieure à 1 000 m²

  • Ou au moins un bâtiment ayant accueilli une activité agricole, industrielle ou commerciale impliquant l’utilisation, le stockage, la fabrication ou la distribution de substances classées comme dangereuses

Une rénovation est considérée comme significative lorsque au moins deux éléments de second œuvre sont remplacés.

Même si le recours au réemploi se démocratise, notamment grâce au développement de plateformes facilitant la mise en relation entre acheteurs et vendeurs, la route reste encore longue pour atteindre la neutralité carbone.

Alors, ensemble, continuons à concevoir demain.